Christine Belcikowski

Publications 4

Poème trouvé dans les minutes de 1681-1682 de Pierre Barrière, notaire d'Arvigna

Rédigé par Belcikowski Christine 2 commentaires

La base de données des Archives départementales de l'Ariège indique qu'un Poème ironique sur une dame, conservé aujourd'hui sous la cote 5 E 3755. 1J6241682, a été trouvé après la mort de Pierre Barrière, notaire d'Arvigna, dans ses minutes des années 1681-1682. J'ai cherché ledit poème dans ce gros minutier, et je l'ai retrouvé à la page LIX.

Lire la suite de Poème trouvé dans les minutes de 1681-1682 de Pierre Barrière, notaire d'Arvigna

Hélène et les siens

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

helene.jpg

Ci-dessus : Héléne de Troie. Datée de 1867, toile du peintre anglais Anthony Frederick Augustus Sandys.

Je viens de publier sur Amazon un autre recueil de petits textes poétiques intitulé Hélène et les siens. « Pourquoi es-tu partie Hélène ? Avec quel amant de passage... »

Conter sa vie

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

« Les anecdotes qui s’accumulent dans une existence, constituent cette existence, banales, insignifiantes ou chargées de sens, et qu’est-ce qui détermine ce qui mérite ou non d’être retenu comme significatif ? Énoncé d’un problème sans réponse que, par exemple, un poème, parfois, semble miraculeusement venir résoudre. » (1)

Conter sa vie
dire sans peser
comment les Parques
filent, dévident et coupent
le fil des heures, des jours, des mois, des années,
et comment — semper de tribus una secat,
toujours l'une des trois tranche (2) —
elles en font des histoires.
Conter sa vie,
dire sans pose
le poids des peines
le prix des joies,
et dévider, dévi, dévider,
façon d’éveillée,
façon d’endormie,
c'est mieux à l'accordéon,
la légende des saisons,
la romance des jours bleus,
la chanson des heures perdues,
et, ainsi dévi, dévidant,
laisser venir le fil
— et le fil de s'en cou cou
et le fil de s'en courir —
à sa fin initiale.
Taille vie, cap au seuil !

---

1. Cf. Bio-bibliographie de Marc Dugardin sur Poezibao.

2. « Toujours l'une des trois tranche [le fil]. » Martial. Épigrammes, IV, 54, 10. Version juxtalinéaire du texte complet de l'épigramme 54 : À Colinus.

J'ai couru, couru

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

J'ai couru, couru,
la rue est en pente,
attention au carrefour
de la vie,
trois minutes de retard,
le bus est passé,
le temps,
il n'y en pas d'autre,
comment feras-tu ?
les canards vont et viennent
sur l'eau du canal,
mes pensées
montent et descendent
comme les jets d'eau
des jardins d'Eden ou de Babylone,
quoi faire maintenant ?
Là-bas, en rase campagne,
il y a des vaches
qui paissent dans les prés
de l'automne,
et des pies
qui marchent au pied de l'hôpital,
comme d'autres qui vivent
dans la vallée de l'ombre de la mort.
Et l'homme du taxi,
plus tard sur la route,
me contait sa vie.

Dans le soufre de l'automne

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

Je me suis peignée du peigne d’Almain,
je suis partie à pied dans le soufre de l’automne,
et j’ai gagné la gare là-bas, tout en bas,
au pied de la montagne électrique.
Je suis montée dans un bus,
les trains ne passent plus,
il fait froid là-haut, lorsque la nuit tombe.
Je me trouvais hier soir à la terrasse d’un bar
hanté par la dalle d’un téléviseur
auquel une jeunesse, libre de rien et tout,
— on n’est pas sérieux, quand on a vingt ans
et qu’on chôme —
tournait le dos.
Vain ruissellement des cristaux liquides :
si votre ramage est égal à votre plumage…
Jésus Christ n'a pas fondé l'Église sous forme monarchique.
Vaines illuminations sur la place
vide.
il fait froid là-haut, lorsque la nuit tombe.

Fil RSS des articles de cette catégorie