Christine Belcikowski

Publications 4

Vu en rêve, le Paradis

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« Un païen avait promis à un rabbin de se convertir au judaïsme, à condition de visiter, au moins en songe, le paradis d’Israël. Le rabbin accepte et propose de l’y conduire la nuit même de cette demande. Par les chemins boueux et défoncés, pleins d’ornières, il l’amène en rêve jusqu’à une pauvre masure, éclairée par une veilleuse où ils aperçoivent un vieillard émacié, plongé dans la lecture d’un énorme grimoire.

Le rabbin dit avec émotion et fierté :
— C’est Rabbi Akiva (1), le plus grand de nos maîtres après Moïse, et il est au paradis.
— Mais… vous vous moquez de moi ! Ce paradis est minable, et ce vieux, qui a dû étudier toute sa vie, à présent, il continue !
— Justement, c’est cela sa récompense ! À présent, il comprend ce qu’il lit…  » (2)

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Ci-dessus : Rabbi Akiva, né à Lod (en greco-latin Lydda), mort à Césarée, inhumé à Tibériade.

1. Rabbi Akiva ben Yosseph (judéo-araméen babylonien : רבי עקיבא בן יוסף ; judéo-araméen galiléen : רבי עקיבה בן יוסף) est l'un des plus importants maîtres de la troisième génération des docteurs de la Mishna (Ier et IIe siècles). Rabbi Akiva est en outre une importante personnalité politique de son temps, mandaté plusieurs fois par les Judéens comme ambassadeur à Rome. Traditionnellement associé à la révolte de Bar Kokhba, il est l'un des dix morts en martyrs pour avoir défié le pouvoir romain.
2. Vieil apologue juif, commenté par Antoine Nouis, in Un catéchisme protestant, p. 43. Réveil Publications. 1997.

Que reste-t-il ?

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Un homme tombe par la fenêtre,
une femme meurt de chagrin.
Qui a volé la vue du Grand Canal
dans la maison désertée ?
Où a coulé, n’en quelle mer,
le trois-mâts qui roulait
au dos d’un jeu de cartes
d’avant-guerre ?
Que reste-t-il
de l’air d’Anton Karas,
qu’ils écoutaient le soir
à la clarté des lampes ?
Que reste-t-il
d’une séance de cinéma
si chère aux amants d’autrefois ?
Dein ist mein ganzes Herz,
Tien est mon cœur tout entier.
Amants, heureux amants,
aujourd’hui disparus…

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