À propos de l'ancienne église de Labastide d'En Richard ou de Cazaux (Aude)
Rédigé par Belcikowski Christine 7 commentairesVue de Labastide d'En Richard ou de Cazaux sur la carte de Cassini.
Le site de Labastide d'En Richard ou de Cazaux se situe dans le Val d'Ambronne, au dessus de l'ancien village de Gueittes. Il se trouve compris dans le territoire de l'actelle commune de Gueytes-et-Labastide.
Le site de Labastide d'En Richard ou de Cazaux abrite encore un château, une ancienne église, située à proximité immédiate du château, aujourd'hui utilisée comme hangar ou grange, et une métairie. L'ensemble a appartenu à la famille Isard, bourgeois de Limoux, de 1425 à 1462 ; à Jean de Saint-Gassian à partir de 1462 ; à la famille de Richard (1) à une date qu'on ne sait pas ; à la famille de Castéras à une date qu'on ne sait pas ; à la famille de Béon Cazaux après 1558, puisque, le 25 janvier 1558, Françoise de Castéras, dite « Dame de Cazaux », fille unique et héritière de Guillaume Arnaud de Castéras, seigneur de Cazaux (en Armagnac), et d’Iphigénie Elix de la Cassaque, fait entrer la dite seigneurie dans la maison de Béon par son mariage avec Jean de Béon de Massès ; aux familles de Hautpoul et de Mauléon Narbonne immédiatement après la Révolution ; à Jean Louis Gaston de Saint-George peut-être dans les années 1820 (2) ; à partir de 1850 à Jean Baptiste Albin Douays, fils d'un négociant de Chalabre (3).
Vue du clocher de l'ancienne église de Labastide de Cazaux.
Autre vue du même clocher.
Autre vue du même clocher.
Porte d'entrée de l'ancienne église de Labastide de Cazaux.
Autre vue de la même porte.
À l'intérieur de l'église...
Vue de la façade avant du château de Labastide de Cazaux. Depuis la la D626, vue de la façade arrière du château et du clocher de l'église, à gauche dudit château. Le village de Gueytes-d'en-Haut possède lui aussi son église, dont l'implantation est, selon Dominique Baudreu et Jean-Paul Cazes, typique des anciens villages ecclésiaux de l'Aude médiévale. « Le cas de Saint-Just [de Bellengard] doit être rapproché d'un autre chef-lieu communal dans un terroir limitrophe à l'habitat dispersé, Gueytes-et-Labastide. Bien que faisant partie de l'ancien diocèse de Toulouse et du bassin de l'Hers, Gueytes-d'en-Haut peut être cité pour son exemplarité. Au sommet d'une éminence, l'église de Gueytes avait conservé à sa périphérie jusqu'au XIXe siècle une limite parcellaire de forme circulaire, complète et très régulière (fig. 10). Le cimetière apparaît en dehors du cercle mais correspond sans doute à un transfert. Dominique Baudreu et Jean-Paul Cazes, « Les villages ecclésiaux dans le bassin de l'Aude », in Actes des congrès de la Société d’Archéologie Médiévale, année 1994/3, pp. 80-97. Le Midi Libre, 28 novembre 1960. Article cité sur le site de la Société d'études scientifiques de l'Aude, à la rubrique Gueytes-et-Labastide. « Ce qu'on croyait une grande porte romane n'est qu'une voûte murée... »
L'église de Gueytes-d'en-Haut aujourd'hui a été restaurée. ----- 1. Cf. P. Louis Lainé. Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France. Tome 2. Paris. Chez l'auteur. 1879. 2.Cf. Christine Belcikowski. Jean Louis Gaston de Saint-George, du château de Sibra au château de Cazaux. 3. Cf. Christine Belcikowski. Après la Révolution, à Gueytes-et-Labastide et au château de Cazaux…
















